Marquage immunoplasmonique multiplexé sur échantillons histologiques pour le diagnostic du cancer

Paule Marcoux-Valiquette

Mémoire de maîtrise (2020)

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Résumé

Le cancer est un fléau grave et d'actualité, il suffit de consulter les statistiques pour le constater. Il s'agit maintenant de la principale cause de décès chez les canadiens et les canadiennes, devant les maladies cardiovasculaires. Le diagnostic précoce et précis du cancer permet d'améliorer le pronostic des patients. Bien que les méthodes diagnostiques actuelles aient permis d'améliorer la qualité des diagnostics de cancer, elles ne sont toujours pas optimales. En général, un échantillon de biopsie est prélevé afin d'être analysé microscopiquement par un pathologiste dans le but d'établir un diagnostic. La méthode la plus fréquemment utilisée est la combinaison de deux techniques, la coloration à l'hématoxyline et à l'éosine (H&E) et l'immunohistochimie (IHC). Cependant, cette procédure est subjective, semi-quantitative et permet peu de marquage multiplexé. C'est pourquoi l'immunoplasmonique (IP) offre une alternative intéressante. Il s'agit d'une technique basée sur l'observation au microscope d'échantillons biologiques contenant des nanoparticules plasmoniques (NPs) ayant des propriétés optiques uniques. Les NPs se démarquent puisqu'elles sont des biomarqueurs quantitatifs, multicolores pouvant être fonctionnalisées. Les études précédentes sur le marquage IP n'ont pas abordé l'impact de la coloration H&E des échantillons sur l'observation des NPs dans l'environnement cellulaire. Il est primordial pour les pathologistes de pouvoir observer les résultats du marquage IP dans son contexte cellulaire puisque la présence d'une protéine peut avoir des significations différentes selon les cellules dans lesquelles elle est exprimée. Au total, 120 conditions ont été analysées au microscope en champ clair, puis en champ sombre à l'aide d'un dispositif d'illumination latérale (Side-Illumination ou SI) pour l'observation des NPs. Quatre couleurs de NPs (rouge, vert, bleu et jaune) ont été choisies afin de montrer les capacités de multiplexage de l'IP. Il sera démontré dans ce mémoire que la combinaison de coloration H&E optimale, suggérée pour l'implantation future de l'IP dans les laboratoires de pathologie, est l'utilisation de l'hématoxyline de Gill (ou Harris) avec l'éosine B. Cette coloration ne nuit pas à l'observation du marquage IP dans trois types d'échantillons: les cellules entières adhérées à la lame de microscope et les tranches de cellules ou de tissus fixés dans la formaline et enrobés de paraffine (cellules FFPE ou tissu FFPE). Enfin, l'utilisation de lames de microscope chargées positivement a mis en évidence la problématique de l'attraction électrostatique non-spécifique entre les NPs et la lame. Il a été déterminé que la fonctionnalisation des NPs (anticorps anti-HER2) permet de neutraliser, en grande partie, la charge de surface des NPs et donc de réduire significativement (p<0,01) l'adhésion non-spécifique des NPs au substrat.

Programme:
Génie biomédical
Directeurs ou directrices:
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Université/École:
Polytechnique Montréal
OAI:
oai:publications.polymtl.ca:5525
ORCID
Date du dépôt:
17 juin 2021 11:56
Dernière modification:
14 oct. 2026 10:45
Citer en APA 7:
Marcoux-Valiquette, P. (2020). Marquage immunoplasmonique multiplexé sur échantillons histologiques pour le diagnostic du cancer [Mémoire de maîtrise, Polytechnique Montréal]. PolyPublie. https://publications.polymtl.ca/5525/

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