Mémoire de maîtrise (2010)
Résumé
Le premier contact entre chaque être humain se fait avec les yeux. La perte d'un oeil est donc inestimable et peut drastiquement changer la qualité de vie d'une personne. Depuis des siècles, les ocularistes et chirurgiens oculaires travaillent en collaboration pour tenter de créer la jumelle tant souhaitée. Tous les efforts et investissements destinés à l'amélioration de l'apparence des prothèses oculaires sont neutralisés par l'immobilité de la pupille. L'objectif de ce projet de maîtrise était de développer un système variant le diamètre de la pupille d'une prothèse oculaire en fonction de la luminosité ambiante. Ce mémoire présente les principales réalisations liées à ce projet. Quelques chercheurs ont proposé leur idée pour résoudre ce problème. Entre autre, l'utilisation de cristaux liquides, de sources de lumière, d'afficheur à diodes électroluminescentes, de matériaux photochromiques, magnétiques, polarisés, etc. Cependant, aucune de ces inventions n'a démontré un réel succès. Les trois principales causes d'échec sont : l'espacement limité, le rude processus de fabrication de la prothèse oculaire et le fait que le dispositif devrait être autoalimenté et autonome. Au cours de cette maîtrise, plusieurs technologies ont été étudiées pour finalement converger vers celle des cristaux liquides (CL). Cependant, à notre connaissance, aucune cellule à CL n'a survécu, jusqu'à ce jour, aux étapes de fabrication de la prothèse oculaire. Plusieurs paramètres ont donc été expérimentés pour réussir à faire survivre la première cellule à CL. Le principe de fonctionnement du dispositif développé est très simple. Une cellule à CL est placée devant l'image d'un iris avec une pupille de dimension minimale. Cette pupille est en fait une cellule solaire. La cellule à CL comporte des pixels concentriques en forme d'anneau qui bloquent la lumière autour de la pupille qui parait alors large. Lorsque la lumière ambiante augmente, les pixels en forme d'anneau s'activent séquentiellement pour devenir transparents, l'image de l'iris est alors visible et la pupille parait plus petite. Un circuit électronique passif et autonome est aussi développé dans le cadre de cette maîtrise. Ce circuit, qui contrôle les pixels de la cellule à CL, est autoalimenté par neuf cellules solaires interconnectées en série. Dans le dispositif final, cet ensemble de cellules solaires devra être
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