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Architecture complètement convolutive à champ d'activation large pour la segmentation sémantique de la vasculature rétinienne dans les images de fond d'oeil

Gabriel Lepetit-Aimon

Masters thesis (2018)

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Cite this document: Lepetit-Aimon, G. (2018). Architecture complètement convolutive à champ d'activation large pour la segmentation sémantique de la vasculature rétinienne dans les images de fond d'oeil (Masters thesis, École Polytechnique de Montréal). Retrieved from https://publications.polymtl.ca/3280/
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Abstract

L’imagerie de fond d’oeil permet l’observation non-intrusive des structures anatomiques de la rétine. Ces images sont singulièrement très informatives pour évaluer le risque d’apparition de pathologies oculaires, cardiovasculaires ou cérébrovasculaire, dont le dépistage et le traitement préventif sont des défis majeurs de la médecine contemporaine. Plus particulièrement, les anomalies de la micro-vasculature rétienne sont des symptômes connus pour présager de ces maladies. L’extraction automatique et fiable de cette vasculature est donc une étape importante vers la conception d’un algorithme de diagnostique automatique convoité par les cliniciens. L’extraction de la vasculature rétinienne nécessite l’exécution de deux opérations : d’une part la segmentation des vaisseaux de la rétine, et d’autre part leur classification entre artérioles et veinules. La revue de littérature sur ces deux tâches révèle que les réseaux de neurones convolutifs sont très souvent utilisés pour effectuer la segmentation des vaisseaux, mais presque toujours absents des méthodes de classification vasculaire. En effet, les méthodes de classification les plus performantes appliquent toutes le même protocole : grâce aux outils de la théorie des graphes, elles reconstruisent l’arbre vasculaire rétinien à partir de sa carte de segmentation. Ensuite, un classificateur rudimentaire établi une première labellisation artère/veine pour chaque pixel appartenant à vaisseau. Enfin, ces labels sont moyennés, corrigés et propagés à travers le graphe de l’arbre vasculaire afin que chacun de ses segments soit étiqueté. Ce protocole imite en fait la démarche des cliniciens lorsqu’ils annotent les images de fond d’oeil. En effet, mis-à-part les plus gros vaisseaux, il est souvent difficile, voire impossible, de distinguer une artériole d’une veinule simplement par son apparence. Par conséquent, les cliniciens annotent d’abord les vaisseaux larges émergeant du disque optique en fonction de leur couleur (les veinules sont plus foncées que les artérioles) puis suivent ces vaisseaux à travers les bifurcations et les croisements en propageant les labels vers les terminaisons vasculaires. Pour résoudre les bifurcations et les croisements, les méthodes de classifications vasculaires automatiques reposent en général sur des connaissances a priori de l’anatomie des vaisseaux rétiniens formulées sous forme de règles topologiques. Cependant, ces règles ne peuvent pas tenir compte des anomalies de la vasculature rétinienne, puisque ces dernières en sont précisément les exceptions. Ainsi, parce qu’elles sont particulièrement peu robustes aux anomalies de la vasculature rétinienne, ces méthodes sont mal adaptées pour l’analyse d’image de rétines pathologiques.----------ABSTRACT: Retinal fundus imaging allows the non-invasive observation of the retinal natomical structure. Fundus images and more specifically the study of retinal micro-vasculature anomaly, are known to be informative when estimating risks of retinopathy, cardiovascular and cerebrovascular pathologies. Early diagnosis of those pathologies is the key to reducing their mortality rates and is a challenge of modern medicine (cardiovascular diseases is the second cause of deaths in Canada). Thus, an automatic and reliable extraction of the retinal vasculature tree is a key step towards the conception of automatic screening algorithms wished by clinicians. Extraction of the retinal vasculature tree consist in two tasks: the segmentation of the vessels and their classification between arteries and veins. Deep neural network are often used for the segmentation task but are almost never used for the classification task. Indeed, for this second task, algorithms usually make an extensive usage of the graph theory to reconstruct the retinal vascular tree from the segmentation map. A simple classifier is then used to compute arteries and veins labels which are averaged, corrected, and propagated along the vascular graph. Actually, this method attempt to mimic clinicians behaviour. Because small arteries and veins are not distinguishable by local features, clinicians start by labelling larger vessels (veins are always darker than arteries) and then propagates those labels towards the vascular endings by following each vessels through its bifurcations and crossing. In order to solve those bifurcations and crossing, automatic vascular classifications usually relies on prior anatomical and structural knowledge of the retinal vasculature which are transcribed into topological rules. However they can’t take into account vascular anomalies because they are the exceptions of those rules. Thus, because the are not reliable to vascular anomalies, those methods are not well fitted to perform the retinal vasculature extraction with a view to diagnose cardiovascular or cerebrovascular pathologies.

Open Access document in PolyPublie
Department: Département de génie informatique et génie logiciel
Dissertation/thesis director: Farida Cheriet
Date Deposited: 19 Nov 2018 11:05
Last Modified: 27 Jun 2019 16:47
PolyPublie URL: https://publications.polymtl.ca/3280/

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