Thèse de doctorat (2022)
Résumé
L'apprentissage automatique formalise le problème de faire en sorte que les ordinateurs peuvent apprendre d'expériences comme optimiser la performance mesurée avec une ou des métriques sur une tache définie pour un ensemble de données. Cela contraste avec l'exigence d'un comportement déterminé en avance (c.-à-d. par règles). La formalisation de ce problème a permis de grands progrès dans de nombreuses applications ayant un impact important dans le monde réel, notamment la traduction, la reconnaissance vocale, les voitures autonomes et la découverte de médicaments. Cependant, les instanciations pratiques de ce formalisme font de nombreuses hypothèses non-realiste pour les données réels - par exemple, que les données sont indépendantes et identiquement distribuées (i.i.d.) - dont la solidité est rarement étudiée. En réalisant de grands progrès en si peu de temps, le domaine a développé de nombreuses normes et standards ad hoc, axés sur une gamme de taches relativement restreinte. Alors que les applications d'apprentissage automatique, en particulier dans les systèmes d'intelligence artificielle, deviennent de plus en plus répandues dans le monde réel, nous devons examiner de manière critique ces normes et hypothèses. Il y a beaucoup de choses que nous ne comprenons toujours pas sur comment et pourquoi les réseaux profonds entraînés avec la descente de gradient sont capables de généraliser aussi bien qu'ils le font, pourquoi ils échouent quand ils le font et comment ils fonctionnent sur des données hors distribution. Dans cette thèse, je couvre certains de mes travaux visant à mieux comprendre la généralisation de réseaux profonds, j'identifie plusieurs façons dont les hypothèses et les problèmes rencontrés ne parviennent pas à se généraliser au monde réel, et je propose des moyens de remédier à ces échecs dans la pratique.
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