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Essays on the Recombination and Diffusion of Innovations

Ahmad Barirani

PhD thesis (2012)

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Cite this document: Barirani, A. (2012). Essays on the Recombination and Diffusion of Innovations (PhD thesis, École Polytechnique de Montréal). Retrieved from https://publications.polymtl.ca/1007/
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Abstract

RÉSUMÉ La mondialisation a réorganisé l'activité productive sur notre planète. Alors que les pays industrialisés étaient initialement le centre de l'activité manufacturière, ils ont perdu leur position auprès de pays émergents qui offrent des coûts de production moins élevés. Compte tenu de la quantité apparemment inépuisable de main-d'œuvre bon marché disponible à l'échelle mondiale, ce déplacement progressif des opérations de production ne semble pas avoir de fin en vue. Faisant face à ce sombre tableau de la situation économique, l'innovation technologique est considérée comme la panacée pour résoudre le problème de la croissance de la productivité et de la baisse du niveau de vie dans les économies avancées. Quelques mots de mise en garde doivent être dits contre de tels vœux pieux. Toutes les innovations technologiques n'ont pas le même impact économique et les récentes avancées technologiques ne semblent pas avoir le même impact que des innovations majeures du 19e siècle. De ce point de vue, le fait de ne pas contrôler le processus de production et de commercialisation des innovations qui ont une portée économique plus large semble être un obstacle pour ceux qui prêchent l'innovation comme une solution au problème de la stagnation économique. Du point de vue des cycles économiques, la croissance économique est enracinée dans la production d'innovations de bases. Ces percées servent de base à des inventions ultérieures dans une multitude de disciplines technologiques. Pourtant, malgré leur immense importance d'un point de vue social, on en sait peu sur les conditions qui conduisent à leur création et des bénéfices privés qu'elles engendrent pour les innovateurs. En ce qui concerne la question de la création d'innovations de base, l'importance de l'exploration technologique par rapport à l'exploitation est une source de débat. Les entreprises devraient-elles concentrer leurs efforts de recherche à un ensemble restreint de disciplines ou doivent-elles combiner des technologies distantes? En ce qui concerne la question sur les rendements privés sur l'innovation de base, le rôle des institutions publiques en tant que producteurs d'innovations de base est également un sujet controversé. L'objectif principal de cette thèse est de répondre à ces questions en identifiant 1) les conditions dans lesquelles la recombinaison de technologies distantes conduit à la propagation de l'invention résultante dans une multitude de disciplines, et 2) la manière dont les secteurs public et privé valorisent des innovations de base. Pour répondre à ces questions, des analyses économétriques d'un échantillon de brevets canadiens dans l'industrie de la nanotechnologie sont effectuées. En ce qui concerne la première question, les résultats montrent que la recombinaison distante conduit généralement à des innovations de base. Toutefois, un ensemble de modérateurs ont un impact sur la recombinaison distante. Alors que les organisations privées sont moins susceptibles de produire des innovations de base, leur effort pour combiner des technologies distantes est plus susceptible de produire des innovations de base. En outre, des liens forts avec les sciences fondamentales ont un effet négatif sur la recombinaison distante. En ce qui concerne la deuxième question de recherche, les résultats montrent que les innovations de base sont généralement associées à une perception des rendements privés plus importants sous conditions de dynamisme industriel et de régimes d'appropriation forts. Toutefois, en ce qui concerne les secteurs public et privé, les perceptions dépendent de la diffusion actuelle d'une technologie ainsi que sa diffusion future perçue. Les entreprises privées perçoivent des rendements plus élevés sur les inventions qui se sont déjà propagées dans plusieurs disciplines, tandis que celles qui seront propagées dans l'avenir sont perçues comme étant moins précieuses.----------ABSTRACT Globalization has reorganized productive activity in our planet. While industrialized countries where initially the center of manufacturing activity, they have lost their title to emerging economies who offer cheaper production costs. Given the seemingly endless supply of cheap labor available at a global level, this gradual shift of production operations does not appear to have an end in sight. In such a bleak economic picture, technological innovation is seen as the panacea for solving the problem of productivity growth, and thus the issue of decreasing standards of living in advanced economies. A few words of caution need to be said against such wishful thinking. All technological innovations do not have the same economic impact and recent technological advances do not appears to have the same impact as major innovations of the 19th century. From this perspective, the failure to control the process of producing and commercializing innovations that have broad economic impact appears to be an obstacle for those who preach innovation as a solution to the economic stagnation problem. From a business cycles perspective, economic growth is rooted in the production of basic innovations. These breakthroughs serve as the basis for subsequent inventions in a multitude of technological disciplines. Yet, despite their immense importance from a social point of view, little is known about the conditions that lead to their creation and the private benefits that they engender to innovators. Regarding the question about the creation of basic innovations, the importance of technological exploration versus exploitation is a major source of debate. When aiming for innovation impact, should firms focus their search effort to a focused set of disciplines or should they combine technologies from distant ones? Concerning the question about private returns to basic innovations, the role of public institutions as producers of basic innovations is also a controversial subject. The main purpose of this thesis is to answer these questions by identifying 1) the conditions under which distant technology recombination leads to the spread of the resulting invention across disciplines, and 2) how the private and public sectors value basic innovations. To answer these questions, econometric analyses of patenting activity in the Canadian nanotechnology industry are performed. Regarding the first question, the results show that distant recombination generally leads to basic innovations. However, a set of moderators have a negative impact on distant recombination. While private organizations are less likely to produce basic innovations, their effort to combine distant technologies is more likely to produce basic innovations. Also, strong linkage with basic science has a negative effect on distant recombination. Concerning the second research question, results show that basic innovations are generally associated with higher perceived private returns under conditions of industry dynamism and strong appropriability regimes. However, regarding private and public sectors, perceptions depend on the present spread of a technology and its future perceived spread. Firms perceives greater returns in inventions that have already spread across disciplines, while those that will subsequently spread in the future are perceived as less valuable.

Open Access document in PolyPublie
Department: Département de mathématiques et de génie industriel
Dissertation/thesis director: Catherine Beaudry and Bruno Agard
Date Deposited: 27 Mar 2013 10:57
Last Modified: 27 Jun 2019 16:49
PolyPublie URL: https://publications.polymtl.ca/1007/

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