Thèse de doctorat (2021)
Résumé
Les fissures présentes dans le béton, qui sont inévitables, accélèrent la pénétration d'agents agressifs comme le CO2 ou les chlorures, causant des dégradations et réduisant ainsi la durabilité des structures. En Amérique du Nord, 40% des ponts sont dans un état déficient et des milliards de dollars sont investis chaque année pour leur réparation. Des bétons avec des propriétés auto-cicatrisantes constituent une solution prometteuse aux problèmes de durabilité et de sécurité des structures de plus en plus préoccupants. Ce projet de recherche a pour but d'évaluer la capacité d'auto-cicatrisation de bétons contenant différents agents cicatrisants (ajout cristallin AC, agent expansif CSA, polymère superabsorbant SAP et combinaisons de deux ajouts AC+SAP et AC+CSA), exposés dans des conditions de laboratoire (immersion sous eau, cycles de mouillage/séchage, air pendant 3 mois, écoulement d'eau continu pendant 1 semaine) et en condition réelle à l'extérieur (pendant 1 an à Montréal). La cicatrisation a été évaluée par des mesures de perméabilité à l'eau, de regain mécanique, d'observations visuelles et d'analyses de la microstructure (MEB-EDS) sur le même spécimen. Les résultats du Programme Expérimental 1 ont démontré la robustesse (répétabilité et fiabilité) du nouveau dispositif de perméabilité à l'eau développé pour des prismes présentant une fissure de flexion. Le coefficient de perméabilité s'est avéré être le paramètre le plus sensible à la fissuration et donc idéal pour évaluer l'évolution de la cicatrisation.
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