Mémoire de maîtrise (2025)
Résumé
Les adhérences postopératoires (POA), notamment abdominales et pelviennes, constituent une complication fréquente des interventions chirurgicales. Les POA peuvent entraîner des douleurs chroniques, des occlusions intestinales, une infertilité ou encore un dysfonctionnement d’organe. Ces adhérences résultent d’une réponse inflammatoire excessive et d’un processus de cicatrisation désorganisé, menant à la formation de bandes fibreuses anormales entre les organes et les tissus. Parmi les stratégies de prévention des POA explorées, les hydrogels constituent des biomatériaux prometteurs. En effet, grâce à leur structure tridimensionnelle (3D) riche en eau, les hydrogels forment une barrière physique, empêchant le contact direct entre différents organes proches du site de l’opération chirurgicale, et la formation de ponts fibreux à l’origine de ces adhérences. Les hydrogels hybrides à base de chitosane et de dextrane ont un fort potentiel pour cette application. Le chitosane (CHI) a été choisi pour son origine naturelle, sa biocompatibilité, sa biodégradabilité, ses propriétés hémostatiques et antimicrobiennes ; le dextrane, pour sa part, a été choisi pour ses propriétés antiadhésives (« low fouling »), son caractère non-immunogénique, sa biocompatibilité et biodégradabilité. Par le passé, ces deux polymères étaient réticulés en oxydant le dextrane afin de créer des groupements aldéhydes capables de réagir avec les groupements amines du chitosane. Cependant, la préparation du dextrane-aldéhyde par oxydation suscite des enjeux au niveau de la biocompatibilité, car le processus d’oxydation, souvent réalisé à l’aide de périodate de sodium, peut générer des sous-produits potentiellement cytotoxiques.
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