Thèse de doctorat (2024)
Résumé
Les blessures musculo-squelettiques touchent chaque année 11 millions de Canadiens, engen-drant des coûts de 37 milliards de dollars. Malgré les progrès en médecine, les traitements standards actuels présentent un taux d’échec postopératoire élevé, atteignant par exemple entre 20% et 60% pour la réparation de la coiffe des rotateurs (en fonction des études). Cette situation met en évidence un besoin médical crucial que les technologies actuelles ne parviennent pas à combler. Pour répondre à ce défi, le Laboratoire des Biomatériaux et du Cartilage (LBC) a mis au point une formulation de chitosane (CS) lyophilisée destinée à être solubilisée dans du plasma riche en plaquettes (PRP). Ce biomatériau injectable présente l’avantage de coaguler in situ, facilitant ainsi son application au site de la blessure. Cepen-dant, l’implant ainsi obtenu se solidifie lentement, spécifiquement avec du PRP d’origine humaine. Cette lente coagulation peut être problématique, spécifiquement pour les chirurgies pendant lesquelles un fluide est utilisé pour irriguer la zone de travail (p. ex. chirurgies ar-throscopiques). L’humidité présente au site de la blessure peut alors empêcher le biomatériau d’adhérer. L’objectif général des trois études décrites dans cette thèse est de faire progresser le domaine de la médecine régénératrice par le développement et l’optimisation in vitro d’un biomatériau à base de chitosane, validé pour son homogénéité, et testé pour son efficacité in vivo, en particulier pour la régénération du tendon supra-épineux de la coiffe des rotateurs chez le lapin.
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