<  Retour au portail Polytechnique Montréal

La collaboration dans le secteur spatial canadien - une approche exploratoire combinant bibliométrie et sondages

Annie Martin

Thèse de doctorat (2016)

[img]
Affichage préliminaire
Télécharger (6MB)
Citer ce document: Martin, A. (2016). La collaboration dans le secteur spatial canadien - une approche exploratoire combinant bibliométrie et sondages (Thèse de doctorat, École Polytechnique de Montréal). Tiré de https://publications.polymtl.ca/2417/
Afficher le résumé Cacher le résumé

Résumé

RÉSUMÉ : Dans cette ère de l’économie du savoir, l’innovation technologique est un important moteur de croissance et les facteurs de compétitivité et de productivité qui y sont reliés sont d’autant plus dépendants des capacités à innover. Les acteurs des systèmes d’innovation repoussent sans cesse les limites de l’état de l’art, et les avancées techniques et technologiques se basent sur la création de connaissances, mais aussi sur leur diffusion et transfert. Les sciences et les technologies coexistent et se nourrissent l’une de l’autre pour augmenter et accélérer les processus d’innovation. Cette interface entre la science et la technologie s’apparente souvent à cette délimitation que l’on observe entre les universités et les entreprises privées. Depuis plusieurs décennies, la collaboration université-industrie a démontré un impact certain sur l’émergence de nouvelles technologies radicales, sur la création de projets, et sur l’apport de solution à des problèmes techniques de l’industrie, pour ne nommer que quelques exemples (Cohen et al., 2002; Kaufmann et Todtling, 2001). Stimuler l’innovation par le biais de collaborations interorganisationnelles est un concept mis de l’avant par plusieurs, dont le Programme d’innovation du Canada par le gouvernement canadien (2016) qui exprime la nécessité des échanges entre les secteurs universitaire et industriel pour soutenir et stimuler les activités innovantes. Une des recommandations du rapport Emerson sur l’Examen du secteur aérospatial (2012) abonde dans le même sens avec sa recommandation de faciliter la communication et la collaboration entre les entreprises, les chercheurs et les établissements d’enseignement supérieur. Dans le cadre de projets spatiaux, la collaboration du gouvernement est aussi importante puisque ce secteur est grandement contrôlé par celui-ci (Szajnfarber et Weigel, 2010) sans compter qu’il détient certes une expertise considérable. Ce contrôle gouvernemental s’explique entre autres par le fait qu’il est le principal acteur en matière de financement de projets spatiaux, en plus d’être dans bien des cas le principal client. Finalement, les politiques nationales et internationales impliquent le gouvernement canadien comme interface de premier plan. Les collaborations interorganisationnelles sont donc bien souvent définies comme un objectif en soi dans le cadre de programmes gouvernementaux voire un prérequis pour la durabilité de ces programmes. Il n’est donc pas étonnant de constater l’accent mis sur les collaborations entre les universités, les entreprises privées et le gouvernement dans les documents du Gouvernement du Canada (par exemple dans le cadre de la politique spatiale du Canada, et du rapport sur les plans et les priorités de l’Agence spatiale canadienne (ASC)). Il demeure toutefois difficile de mesurer l’état des pratiques collaboratives considérant les extrants multiples et les limites d’accès à certaines données. Le but principal de cette étude est d’explorer les tendances de collaboration dans le secteur spatial au Canada à l’aide de données accessibles publiquement, soit les publications scientifiques et un sondage distribué aux acteurs canadiens du secteur privé et des universités. Trois disciplines ont été utilisées à titre d’études de cas afin d’explorer l’utilisation de la méthodologie proposée pour analyser les activités de collaborations dans trois disciplines d’intérêt pour le Canada, soit l’observation de la Terre avec Radarsat, la médecine et les sciences de la vie ainsi que la robotique spatiale. Les indicateurs mesurés ayant trait à la productivité, à la structure des réseaux, au positionnement des auteurs ainsi qu’aux habitudes de collaborations ont permis de tracer un portrait des collaborations et de quantifier et qualifier les liens qui unissent les diverses parties prenantes. Bien que les variables utilisées n’adressent qu’une portion des collaborations potentielles, cette étude exploratoire démontre la pertinence de l’utilisation d’une méthodologie permettant de faire ressortir des faits saillants qui caractérisent les activités de recherche et d’innovation en spatial au Canada. Les résultats obtenus présentent les caractéristiques et la structure des réseaux en recherche et innovation spatiale au Canada en soulignant les différences et similitudes des études de cas choisies.----------ABSTRACT : Technological innovation, in concert with the underlying factors affecting competitiveness and productivity, is a driver for socio-economic growth in the present knowledge economy. The actors in the innovation systems are constantly pushing the state-of-the art through technical and technological advances based on the creation, diffusion and transfer of knowledge. In this context, science and technology coexist and nourish each other to accelerate innovation. This interface between science and technology is often associated with the delimitation between universities and private companies. Over the past decades, university-industry collaborations have demonstrated numerous benefits on technological breakthroughs, new projects and provision of technological solutions to solve industrial problems, to name a few (Cohen et al., 2002; Kaufmann and Todtling, 2001). Inter-organization collaboration has been identified by many scholars and decision makers as a key driver for innovation. As an example the Government of Canada’s Innovation Agenda (2016) highlights the necessity of university-industry collaboration to foster innovation. Also, one of Emerson’s report recommendations in the Aerospace Review Report (2012) is to facilitate communication and collaboration between private companies, researchers and universities. As for the space sector, collaboration with government organization is also important considering its oversight and control (Szajnfarber and Weigel, 2010) as well as its recognized expertise. This control is generally explained by its primary role in funding space projects in a monopsony market where it is the main client in a majority of disciplines. National and international policies and politics also position the government at the forefront of space activities. Inter-organizational collaboration is also often identified as an important objective in many government programs, even a prerequisite for public programs’ sustainability. It is therefore not surprising to notice this emphasis on university-industry partnerships in many Government of Canada’s publications (ex. Canada Space Policy Framework, Canadians Space Agency (CSA) reports on plans and priorities). One challenge remains in the assessment of collaborative practices considering the variety of outputs and availability of data. The main goal of this study is to explore the collaboration trends in the Canadian space sector using publicly available data, such as scientific publications, and a survey distributed to Canadian actors from universities and private companies. Three disciplines have been chosen as case studies to explore the use of the proposed methodology for the assessment and analysis of collaborative activities in three disciplines of interest for Canada: Earth observation with Radarsat, space medicine and life sciences, as well as space robotics. Indicators related to productivity, network structure, actors’ position in the networks and collaboration habits have been used to depict collaborative trends as well as to quantify and qualify linkages amongst the various actors. Even though the measures used only partially address the extent of potential collaboration, this exploratory study achieved to highlight the usefulness of such a methodology to characterize collaborative activities in space research and innovation in Canada. The results present specific aspects of network structures and outline interesting differences and similarities amongst the chosen case studies.

Document en libre accès dans PolyPublie
Département: Département de mathématiques et de génie industriel
Directeur de mémoire/thèse: Catherine Beaudry et David J. W. Kendall
Date du dépôt: 06 juin 2017 11:28
Dernière modification: 24 oct. 2018 16:12
Adresse URL de PolyPublie: https://publications.polymtl.ca/2417/

Statistiques

Total des téléchargements à partir de PolyPublie

Téléchargements par année

Provenance des téléchargements

Actions réservées au personnel