Thèse de doctorat (2014)
Résumé
Les procédés membranaires hybrides (PMHs) allient l'usage de la filtration membranaire basse pression permettant l'enlèvement efficace des particules, y celui compris de parasites comme Cryptosporidium, à l'usage du charbon actif en poudre (CAP) pour le traitement de la contamination dissoute. Les PMHs sont une alternative prometteuse à la chaine de traitement conventionnelle, qui ne permet plus actuellement aux usines de production d'eau potable de rencontrer les normes de plus en plus sévères sur les composés dissous. Afin de diminuer les coûts opérationnels du procédé, il a été proposé de laisser vieillir le CAP dans le PMH et donc de minimiser le dosage de CAP frais. Jusqu'à présent, des études à l'échelle pilote ont mis en évidence le potentiel du PMH pour l'enlèvement de l'azote ammoniacal et du carbone organique dissous (COD) lorsqu'opéré avec de hauts temps de rétention de CAP (CAP âgé). Par contre, son potentiel à enlever les micropolluants, actuellement au centre des préoccupations des usines de traitement, reste inconnu. Il a été suggéré que l'activité bactérienne contribue de façon majeure à l'enlèvement des composés dissous lorsque l'âge du CAP est élevé (>7 jours). L'adsorption des composés dissous ne peut néanmoins être complètement écartée. Toutefois, les rôles respectifs de ces deux mécanismes pour l'enlèvement des composés dissous par le CAP âgé n'ont jamais été différenciés. Finalement, alors que l'adsorption et l'activité biologique sont deux mécanismes sensibles à la température, le potentiel du PMH en eau froide est peu connu. En conséquence, la disponibilité limitée d'information nuit à la pleine compréhension du procédé, conduisant à une opération non-optimisée du contacteur à CAP âgé dans le PMH.
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