Mémoire de maîtrise (2014)
Résumé
Les parapets de pont assurent la sécurité des usagers en redirigeant les véhicules errants, tout en limitant les blessures subies par les occupants du véhicule. À cause de leur grande résistance et de leur capacité de retenir les véhicules, les parapets en béton sont les plus largement répandus. Cependant, il existe des préoccupations grandissantes quant à leur durabilité. En effet, lors de la coulée des parapets et des trottoirs, les restreintes imposées par les éléments sous-jacents empêchent le retrait libre du béton, générant ainsi des contraintes dans la matrice encore faible du béton au jeune âge. Le retrait restreint, les gradients thermiques et les vibrations induites par la circulation sont à l'origine de réseaux de fissures verticales souvent observables quelques heures seulement après la coulée des éléments. En conséquence, le béton et les armatures sont prématurément exposés à la pénétration d'eau, d'agents agressifs, et aux cycles de gel-dégel. Il est ainsi fréquent que les propriétaires d'ouvrages aient à réparer ou à remplacer les parapets avant que leur durée de vie utile ne soit atteinte. C'est dans ce contexte que l'École Polytechnique de Montréal, des propriétaires d'ouvrage (la Ville de Montréal et la Société des Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporés) et des entreprises oeuvrant dans la construction en béton (Béton Brunet et Euclid) se sont orientés vers la conception de parapets préfabriqués avec trottoir intégré. Le recours aux parapets préfabriqués permet de contourner la fissuration précoce de même que les longs délais associés à la construction en chantier. L'utilisation de bétons renforcés de fibres (BRF), dont les propriétés mécaniques et les résistances sont supérieures à celles des bétons ordinaires (BO), permet d'envisager un comportement mécanique et une durabilité accrue.
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