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Estimation des coûts indirects des bris d’infrastructures souterraines au Québec à travers 3 études de cas

Vincent Mouchikhine

Mémoire de maîtrise (2013)

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Citer ce document: Mouchikhine, V. (2013). Estimation des coûts indirects des bris d’infrastructures souterraines au Québec à travers 3 études de cas (Mémoire de maîtrise, École Polytechnique de Montréal). Tiré de https://publications.polymtl.ca/1257/
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Résumé

RÉSUMÉ : L’objectif de cette étude est de faire un état des lieux des coûts socio-économiques liés aux bris d’infrastructures souterraines au Québec. Avec environ 5 bris d’infrastructures souterraines par jour en 2012, uniquement pour la province du Québec, l’étude de l’impact social, mais également économique de cette problématique s’avère être importante. La problématique de l’étude visant à évaluer l’ensemble des coûts reliés à un bris d’infrastructure souterraine nécessitait la définition de ces coûts. Quand nous parlons des coûts liés aux bris d’infrastructures souterraines, il est important de différencier deux grandes familles de coûts. Les premiers sont appelés coûts directs (CD) et représentent les coûts nécessaires à la remise en état des infrastructures touchées lors du bris. Parmi ces coûts, on retrouve le coût des matériaux de remplacement, celui du matériel utilisé et de la main-d’œuvre, mais également le coût de la gestion du projet. À ces CD, il est important d’ajouter la présence de coûts indirects (CI). Ces coûts correspondent à l’évaluation économique de toutes les perturbations ayant un lien plus ou moins important, mais avéré avec le bris. Ils sont variés et peuvent balayer un large éventail de domaines. On y retrouve notamment le coût de la perte de produit et celui lié à l’interruption de service. À cela s’ajoute le coût associé aux diverses interventions de la part des services d’urgence, les coûts dus à la perturbation des sols, ceux engendrés par la fermeture ou la perturbation d’une section de route (congestion, perte de temps, surconsommation, etc.) ainsi que les coûts provenant des impacts environnementaux (bruit, vibrations, pollutions de tous genres). Enfin, nous verrons les coûts liés aux impacts économiques qui s’accompagnent d’une baisse visible de la qualité de vie. Cette étude a été effectuée dans le cadre d’un projet de recherche en partenariat avec Info Excavation, l'Alliance pour la protection des infrastructures souterraines ainsi qu’avec divers propriétaire d’infrastructures souterraines. La collaboration du CIRANO et de Polytechnique Montréal au projet soutenu par Info Excavation, l'Alliance pour la protection des infrastructures souterraines se décompose en plusieurs parties. Nous avons tout d’abord effectué une revue de la littérature et des théories existantes. Les diverses études nous ont permis de définir les différents coûts reliés aux bris d’infrastructures souterraines. Ces études nous ont ensuite permis de regrouper un grand nombre de méthodes de calcul. Ainsi, après avoir réactualisé les différents résultats d’études passées, nous avons pu définir une procédure d’estimation des coûts directs et indirects qui allait être suivie lors de nos différentes études de cas. Le but était de trouver, quel que soit le coût, la méthode d’estimation la plus efficace, mais également la plus explicite. À cette étude théorique sont donc venues s’ajouter 3 études de cas représentatives des bris d’infrastructures souterraines au Québec. Ces 3 études avaient comme principal objectif de regrouper un maximum de type de coûts, mais également être représentatives des préoccupations des différents propriétaires d’infrastructure. Ainsi, l’étude d’un bris d’une conduite de gaz, mais également l’étude d’un bris d’un câble souterrain de télécommunication et l’étude d’une rupture d’une canalisation d’eau potable ont été menées. À travers ces 3 études de cas, un grand nombre de coûts ont été étudiés : le coût des interventions de service d’urgence, les coûts propres à un bris de canalisation de gaz, les coûts d’interruption de service électrique, les coûts liés aux perturbations importantes sur le trafic routier, etc. Les études de cas ont ainsi illustré les notions préalablement développées afin de mettre en lumière l’importance que représentent les CI lors des bris. Nous verrons qu’il n’est pas rare de voir les CI représenter la majorité des coûts totaux. Dans certaines situations, nous montrerons également que les coûts indirects liés à un bris « mineur » peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers de dollars. Ce projet a été effectué dans le cadre d’une étude plus large conduite au CIRANO par le groupe Risque. Cette étude a également permis d’évaluer les coûts indirects totaux pour les bris qui sont survenus au Québec en 2012. L’ensemble de ces résultats s’inscrit dans la politique de prévention défendue par Info Excavation, l'Alliance pour la protection des infrastructures souterraines visant à promouvoir les bonnes pratiques d’excavation à suivre. Les résultats de l’étude illustrent l’importance de l’action menée par Info Excavation, l'Alliance pour la protection des infrastructures souterraines. Car si pour un bris d’infrastructure souterraine, les coûts totaux peuvent rapidement atteindre plusieurs dizaines voir plusieurs centaines de milliers de dollars, le coût total annuel lié aux bris d’infra-structures souterraines au Québec pourrait s’élever à plusieurs millions voir plusieurs dizaines de millions de dollars de préjudice.----------ABSTRACT : The primary objective of this study is to make an overview of societal costs related to buried infrastructure breakages in Québec. With five infrastructure breakages per day in 2012 for Québec, a study on social and economic costs appears to be a necessity. The objective of the study is to assess the overall costs of a broken underground infrastructure, requires the definition of these costs. When we study costs related to buried infrastructure breakages, we have to discern two main types of costs. The first are called direct costs and represent all the costs necessary for the rehabilitation and the repairing of the affected infrastructures during breaking. These costs include replacement material, hardware, project management, and hourly cost related to labor. With these direct costs, it is important to add the presence of indirect costs. These costs correspond to the economic evaluation of all the disturbances. These disturbances may be linked to the breakage more or less. These costs are varied and can cover a large range of fields. For example, we discern the cost of product lost, service interruptions, and emergency services interventions. Also, we focus on the costs related to the disturbance of the grounds and those due to the disturbance of the road traffic (congestion, deviation, overconsumption, etc). Finally, we see the costs of environmental impacts (noise, vibrations, various pollutions etc.) and economic factors associated with a visible decrease of the life quality. This study was conducted as part of a research project in partnership with the Alliance for the protection of underground infrastructures (Info Excavation, l'Alliance pour la protection des infrastructures souterraines) as well as various underground infrastructure owners. The collaboration of CIRANO and Polytechnique Montreal for this project, supported by the Alliance, is divided into several parts. Firstly, we conducted a literature review of existing theories. These studies were then allowed us to gather a large number of estimation methods. After refreshing the different results of previous studies, we could define a procedure to estimate the direct and indirect costs that would be followed in our studies. The goal was to find, whatever the cost, the most effective method of estimation, but also the more explicit. With this theoretical study, we added three case studies representative of breakages underground infrastructure in Québec. These 3 studies had as main objective to combine a maximum of such costs but also be representative of the concerns of the different infrastructure owners. Thus, the study of a broken gas line, but also the study of a broken underground telecommunication cable and the study of a rupture of a drinking water pipeline were conducted. Through these three breakages, a lot of costs were studied: the cost of emergency service interventions, costs specific to a breakage of a pipeline, the costs of electrical service interruption, the costs related to traffic major disruptions, etc. The studies illustrate the concepts previously developed to highlight the importance of representing the indirect costs. We will see that it is not uncommon to find that indirect costs represent the majority of total costs. In some situations, we also show that indirect costs associated with a "minor" breach can reach several hundreds of thousands of dollars. This project was conducted as part of a large study conducted by the CIRANO risk group. This study also assessed the total indirect costs for infrastructure breakages that occurred in Quebec in 2012. These results are part of the prevention policy advocated by the Alliance for the Protection of Underground Infrastructure in Québec to promote good excavation practices. The results of the study illustrate the importance of the Alliance action. As if for an underground infrastructure breakages, total costs can quickly reach several tens or hundreds of thousands of dollars, the total annual cost to breakage of underground infrastructure in Quebec could amount to several millions or several tens of millions of dollars in damage.

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Département: Département des génies civil, géologique et des mines
Directeur de mémoire/thèse: Nathalie de Marcellis-Warin et Thierry Warin
Date du dépôt: 19 mars 2014 15:20
Dernière modification: 01 sept. 2017 17:33
Adresse URL de PolyPublie: https://publications.polymtl.ca/1257/

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