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Enquête exploratoire sur les avantages et les risques des partenariats des entreprises développant ou utilisant des nanotechnologies au Québec

Éric Garat

Mémoire de maîtrise (2012)

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Citer ce document: Garat, É. (2012). Enquête exploratoire sur les avantages et les risques des partenariats des entreprises développant ou utilisant des nanotechnologies au Québec (Mémoire de maîtrise, Polytechnique Montréal). Tiré de https://publications.polymtl.ca/1044/
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Résumé

RÉSUMÉ : Au cours des dernières années, les nanotechnologies sont devenues un domaine de recherche de grand intérêt. Ces technologies à usage général offrent un potentiel de développement dans une multitude de secteurs industriels qui, à terme, pourraient changer complètement chaque aspect de notre vie quotidienne ouvrant à de nouvelles opportunités, de nouveaux produits et de nouveaux marchés. Les nanotechnologies ont poussées les gouvernements de nombreux pays à investir pour leur développement car elles sont capables de répondre à de nombreux défis industriels. C’est dans ce contexte multisectoriel que le transfert de connaissance et sa commercialisation prennent une dimension importante. La recherche en nanotechnologies est valorisée par le capital intellectuel des entreprises qui cherchent à innover et améliorer leurs produits. En ce sens les nanotechnologies ne créent pas d’innovation de rupture mais sont intégrés avec d’autres technologies. Pour obtenir ces connaissances qu’elles ne possèdent pas à l’interne, les entreprises doivent ouvrir leurs frontières et orienter leur modèle d’affaires vers le partage d’information et la collaboration avec d’autres organismes tels que des universités, des laboratoires de recherche, d’autres entreprises, etc. Malheureusement les phases de recherche et de développement de produits issus des nanotechnologies sont longues et couteuses. En effet, la certification des nouveaux produits est un processus très long qui est appliqué au cas par cas. Ce qui n’est pas pour encourager les potentiels investisseurs. Dans cette recherche, nous avons mis en évidence les paramètres que perçoivent les gestionnaires quand ils doivent décider ou non de collaborer. Notre étude se distingue des travaux recensés dans la littérature en se concentrant sur les bénéfices et les obstacles des relations de partenariats en lien avec les nanotechnologies. L’objectif étant de comprendre en quoi les nanotechnologies peuvent influer sur les paramètres de la prise de décision. Pour cela, nous avons dans un premier temps mené des entretiens semi-directifs auprès de chercheurs universitaires et de représentants de réseaux de collaborations au Québec. Basé sur ces entrevues et notre analyse de la littérature, nous avons ensuite rédigé et administré une enquête par questionnaire adressée aux gestionnaires des entreprises qui utilisent ou développent des nanotechnologies au Québec. Les résultats de cette démarche montrent que les principaux avantages attendus de ces partenariats sont le partage des connaissances et des ressources pour accéder à de nouveaux marchés et à d’autres sources de financements. En effet, de nombreux organismes au Québec proposent des financements pour les projets effectués en partenariats. Dans ce contexte d’innovation ouverte, les entreprises sont encouragées à collaborer et à rechercher des ressources au-delà de leurs propres frontières pour développer de nouveaux produits ou procédés desquels le réseau de collaborations pourra tirer avantage. Ces compagnies effectuent une veille technologique pour leur permettre de cibler les nouvelles opportunités et acquérir les connaissances adéquates pour les mettre en œuvre. Par ailleurs, grâce aux progrès des technologies de communication, les notions de distance pour réaliser les partenariats perdent de leur importance. Même si les entreprises ont tendance à se regrouper dans des clusters de même activité sectorielle, les nanotechnologies ne sont pas un facteur influant de ce rapprochement. Ainsi les nanotechnologies interagissent avec les autres technologies (comme pour les biotechnologies ou la micro-électronique par exemple) tout au long de la chaîne de valeur et leur développement amène de nouveaux défis d’intégration dans de nombreux secteurs que les entreprises peuvent résoudre par le biais des collaborations. C’est notamment le cas pour l’augmentation des échelles de production des nanoparticules et l’accès à de nouveaux marchés et donc à de nouvelles opportunités d’application pour ces nanoproduits. Par ailleurs, le transfert de connaissances au Québec est largement encouragé par la mise en place de stages. Ils permettent aux entreprises de bénéficier d’une expertise issue du domaine universitaire pour accompagner leurs projets de recherche et de développement. Ces stages donnent également l’opportunité de conserver cette expertise à l’interne en employant l’étudiant à la fin de son cursus universitaire. D’un autre côté les relations de collaboration peuvent être perçues comme instables et risquées. Ces risques peuvent agir comme des obstacles et pousser les gestionnaires à refuser de collaborer avec d’autres entités. Le principal risque mis en évidence est celui de ne pas créer de valeur à l’issue du partenariat. Ce risque est caractérisé par un échec lors du développement et de la mise en place de la nouvelle technologie. De plus, lorsque les organismes qui collaborent sont issus de secteurs industriels différents, il est parfois difficile de parler le même langage et de comprendre les attentes réciproques de chacune des parties prenantes. Ces différences sont parfois difficiles à surmonter lorsqu’il est question de réunir tout le monde autour des mêmes objectifs. Nous avons également séparé les entreprises en deux groupes : Celles qui fabriquent les nanoparticules et donc qui se situent en amont de la chaîne de valeur, et celles qui les utilisent. Pour ces dernières, nous ne pouvons malheureusement pas préciser leur situation dans cette chaîne de valeur tant elle peut varier en fonction des produits et des projets pour lesquels l’entreprise peut avoir recourt aux nanotechnologies. Cependant, les entreprises situées au début de la chaîne de valeur semblent plus sensibles aux risques d’appropriation unilatérale des ressources ou des compétences lors d’un partenariat.----------ABSTRACT : In recent years, nanotechnology has become a research area of great interest. These general purpose technologies offer a potential for development in a variety of industries that ultimately could completely change every aspect of our daily lives, opening to new opportunities, new products and new markets. Nanotechnology has pushed governments in many countries to invest in their development because they are able to meet many industrial challenges. It is in this multisectorial context that the knowledge transfer and commercialization is an important dimension. Nanotechnology research is enhanced by the intellectual capital of companies seeking to innovate and improve their products. In this sense, nanotechnology does not imply innovation breakthrough as they are integrated with other technologies. For this knowledge that they do not possess internally, companies must open their borders and orient their business models to information sharing and collaborations with other organizations such as universities, laboratories research, other companies, etc.. Unfortunately phases of research and development of nanotechnology products are long and expansive. In fact, the certification of new products is a very long process that is applied case by case. This is not to encourage potential investors. In this research, we have identified the parameters that managers perceive when they must decide whether or not to cooperate. Our study differs from the work reported in the literature by focusing on the benefits and challenges of partnering for the development of nanotechnology. Our goal is to understand how nanotechnology can affect the parameters of the decision. To do this, we initially conducted semi-structured interviews with academics and representatives of collaboration networks in Quebec. Based on these interviews and our literature analyses, we developed and administered a questionnaire sent to the managers of businesses that use or develop nanotechnology in Quebec. The results of this work show that the main expected benefits of these partnerships is the knowledge and resources sharing to access new markets and other funding sources. Indeed, many organizations in Quebec offer funding for projects carried out in partnership. In this open innovation context, companies are encouraged to collaborate and to seek resources beyond their own borders to develop new products or processes, which will benefit to the whole collaboration network. These companies perform a technology monitoring to identify new opportunities and acquire the knowledge necessary to implement them. Moreover, thanks to advances in communication technologies, the notion of distance loses its importance in order to achieve partnerships. While companies tend to congregate in clusters of same activity, nanotechnology is not an influent factor in this grouping. And nanotechnologies interact with other technologies (like biotechnology and microelectronics, for example) along the value chain and their development brings new integration challenges in many areas that companies can solve by taking advantage of collaborations. This is particularly the case for increasing production scales of nanoparticles and for accessing to new markets and thus new application opportunities for these nanoproducts. In addition, the knowledge transfer in Quebec is widely encouraged by establishing internships. They allow companies to benefit from the expertise of academics to support their research and development. These internships also provide the opportunity to keep this expertise in-house employing the student at the end of his studies. On the other hand, collaborative relationships may be perceived as unstable and risky. These risks may act as barriers and could push managers to refuse to cooperate. The main risk identified is to not create value at the end of the partnership. This risk is characterized by a failure in the development and the implementation of the new technology. Furthermore, when organizations are working together from different industrial sectors, it is sometimes difficult to interact with the same language and to understand the mutual expectations of each stakeholder. These differences are sometimes difficult to overcome when it comes to bring everyone together around a common goal. We also separate companies into two groups: Those who make the nanoparticles and therefore that are located upstream of the value chain, and those who use them. For these, we unfortunately cannot specify their location in the value chain as it may vary depending on products and projects for which the company may be using nanotechnologies. However, firms located at the beginning of the value chain seem more sensitive to the risks of unilateral resources or expertise appropriation in a partnership.

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Département: Département de mathématiques et de génie industriel
Directeur de mémoire/thèse: Nathalie de Marcellis-Warin et Thierry Warin
Date du dépôt: 26 mars 2013 15:29
Dernière modification: 24 oct. 2018 16:11
Adresse URL de PolyPublie: https://publications.polymtl.ca/1044/

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