Mémoire de maîtrise (2025)
Résumé
«Alors que les transports forment le principal secteur d’émissions de gaz à effet de serre au Québec, le gouvernement provincial s’est doté de la Politique de mobilité durable afin de réduire ces émissions. Pour ce faire, ses objectifs incluent l’augmentation de l’utilisation des transports en commun. Toutefois, les déplacements ne se limitent pas à aller au travail et faire l’épicerie. Les besoins en transport incluent aussi les déplacements de longue distance, notamment pour le tourisme. Or, le réseau de transport en commun interrégional au Québec se limite aux trains de VIA Rail et à quelques lignes d’autocar exploitées par des compagnies privées. De plus, ce réseau n’offre pas des opportunités de déplacements à toute la population québécoise et n’est pas toujours accessible sans voiture. Le but de ce mémoire est donc de présenter des pistes de solutions par rapport à ces enjeux. Pour ce faire, il faut faire le diagnostic de l’offre de transport en commun interrégional au Québec, puis déterminer une méthodologie afin de choisir l’emplacement idéal de nouvelles stations de transport en commun interrégional. Plusieurs étapes sont nécessaires afin de résoudre ces deux problèmes. Tout d’abord, la codification des réseaux doit être faite, puisqu’elle est inadéquate ou manquante à plusieurs endroits. Cela se fait à l’aide du format GTFS, qui permet de donner les informations quant à un service de transport en commun. Les flux GTFS des compagnies de transport par autocar ainsi que ceux de quelques sociétés de transports sont rédigés à l’aide de l’information disponible en ligne dans les cas où ils ne sont pas mis en accès libre. Ensuite, les données géographiques et démographiques du recensement sont utilisées pour calculer les centres de population des aires de diffusion. Ces centres forment ensuite la base du reste de la méthodologie qui consiste en des calculs d’itinéraires à l’aide de Transition, l’outil ouvert de simulation et conception de réseaux de transport en commun de la Chaire Mobilité. D’abord, les calculs d’itinéraires se font entre les centres de population des aires de diffusion et l’arrêt de transport en commun interrégional le plus proche à vol d’oiseau pour toutes les heures de la journée. Les résultats permettent d’analyser l’accès au transport en commun interrégional en voiture et en transport en commun local. Cela permet d’établir l’effet d’habiter dans une région métropolitaine sur la capacité d’utiliser les services de transport en commun interrégional sans avoir de voiture, ainsi que la qualité du service effort selon le temps d’accès requis. Ensuite, les itinéraires suivants se calculent entre des paires de centres de population d’aires de diffusion. Ces paires sont choisies en fonction d’un seuil de distance à ne pas dépasser. Les résultats des itinéraires permettent de savoir quelles aires de diffusion sont à moins de 30, 25, 20, 15, 10 ou 5 minutes à pied ou à vélo de toute aire de diffusion au Québec.»
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