Mémoire de maîtrise (2025)
Résumé
Afin de traiter les patients atteints d’un cancer du poumon, le chirurgien retire la tumeur et scelle la plaie pulmonaire à l’aide d’une agrafeuse chirurgicale. Toutefois, 28 à 60% des patients opérés présentent des fuites d’air pulmonaires après l’intervention chirurgicale. Afin d’évacuer l’air jusqu’à la résolution complète de la fuite, un drain thoracique est installé de façon routinière à la fin de la chirurgie pour éviter un collapsus pulmonaire. Les fuites d’air augmentent la durée d’hospitalisation du patient, les risques post-opératoires, l’inconfort du patient ainsi que les coûts hospitaliers. Les études montrent que les fuites d’air post-opératoires sont plus fréquentes après une résection du lobe supérieur qu'après une résection du lobe inférieur. Leur incidence et amplitude sont également plus importantes sous une ventilation par pression négative qu’une ventilation par pression positive dans un modèle ex vivo. Plusieurs études se penchent sur l’incidence des fuites et sur leur prise en charge symptomatique, mais très peu d’études se concentrent sur le mécanisme et l’origine biomécanique des fuites. Ce projet a donc pour objectif de développer un montage expérimental permettant de simuler à la fois la ventilation par pression positive et la ventilation par pression négative dans le but d’analyser la biomécanique pulmonaire, les déformations de surface et l’apparition de fuites d’air dans des poumons porcins ex vivo. Ce montage a ensuite été utilisé pour comparer l’impact des différents modes de ventilation sur le comportement biomécanique des poumons et l'apparition de fuites d'air.
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