Thèse de doctorat (2025)
Résumé
protéger l'environnement et favoriser le développement durable. Dans ce contexte, la transition énergétique occupe une place centrale, exigeant des solutions de stockage d'énergie plus efficaces et plus durables. Les batteries lithium-ion, largement utilisées dans diverses applications stationnaires et mobiles, jouent un rôle essentiel dans cette transition. Toutefois, malgré la maturité de cette technologie, des défis subsistent, notamment dans la conception des éléments constitutifs tels que la cathode, qui influencent directement les performances de stockage. Les cathodes des batteries lithium-ion sont fabriquées à partir de matériaux variés, parmi lesquels le lithium-fer-phosphate (LiFePO4) se distingue par un bon rapport coût/performance. Cependant, l'insertion et la désinsertion des ions lithium (Li⁺) lors des cycles de charge et de décharge restent problématiques, impactant la durabilité et l'efficacité de la cathode. À ce jour, des matériaux comme le graphite et le graphène sont utilisés pour supporter le LiFePO4 et améliorer sa conductivité. Néanmoins, ces matériaux présentent des limites : le graphite est issu de sources fossiles polluantes, et la fabrication du graphène est particulièrement énergivore. Cette thèse explore donc une approche alternative consistant à utiliser du carbone actif synthétisé à partir de déchets de biomasse, permettant non seulement d'améliorer les performances du LiFePO4, mais aussi de réduire les coûts et l'impact environnemental de sa production. Pour synthétiser ce carbone actif, deux types de biomasse ont été retenus : l'épi de mil et la jacinthe d'eau. Le mil est une culture résistante aux conditions arides, courante en Afrique et en Asie, ce qui en fait une ressource abondante et durable. La jacinthe d'eau, quant à elle, est une plante aquatique envahissante des zones tropicales et subtropicales, dont la prolifération excessive menace les écosystèmes aquatiques. La transformation de ces biomasses en carbone actif représente une solution de valorisation innovante et encore peu explorée pour des applications de stockage d'énergie. Selon l'analyse de la littérature, il est évident que ces déchets n'avaient jamais été étudiés auparavant comme carbone actif pour améliorer les performances de la cathode LiFePO4. Dans un premier temps, les résidus d'épi de mil et de jacinthe d'eau ont fait l'objet d'études préliminaires approfondies, incluant une analyse de leur composition en carbone.
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