Mémoire de maîtrise (2024)
Résumé
« RÉSUMÉ: Le cadre réglementaire québécois exige qu’un site minier en fermeture soit remis dans un état dit acceptable. Ces exigences incluent généralement la végétalisation de l’ensemble du site, incluant le parc à résidus. Cependant, les résidus miniers présentent des conditions physiques, chimiques et biologiques similaires aux successions écologiques primaires, ce qui rend difficile l’implantation de la végétation. Ces contraintes sont accentuées sur des sites présentant des variations topographiques importantes ainsi que pour les sites localisés en forêt boréale dans le nord du Québec. Un dispositif en bloc complet aléatoire recouvrant 0,9 hectare a été conçu sur une digue recouverte de résidus miniers et présentant une pente de 33% sur la mine de fer du Mont-Wright dans la région de Fermont. Afin d’étudier l’influence de l’emplacement sur la pente et de la dose d’hydrosemis sur le développement des symbioses mycorhiziennes à arbuscules et de la végétation, trente-six parcelles (4 répétitions), réparties sur 3 hauteurs (haut, milieu et bas de pente) ont reçu aléatoirement 1, 2 ou 3 couches d’hydrosemis en août 2022. La bouillasse contenait un mélange de semences d’intérêt agronomique composé de Poacées, de Fabacées et de Brassicacées, ainsi qu’un inoculant de Rhizophagus irregularis. Des paramètres liés à la végétation (composition de la communauté végétale, taux de recouvrement, biomasse aérienne et contenus foliaires), aux mycorhizes à arbuscules (taux de mycorhization et diversité taxonomique) et au substrat (teneurs en nutriments, métaux, métalloïdes et érosion) ont été étudiés. Lors du suivi réalisé à la fin de la deuxième saison de croissance, seulement 8 des 18 espèces ensemencées ont été identifiées sur le dispositif, en plus de 5 espèces d’adventices. Le recouvrement de la végétation était constitué majoritairement de Graminées du genre Festuca, Lolium, Phleum et Agrostis. Festuca était le genre le plus abondant en haut de pente tandis que Lolium était plus abondant en bas de pente. La biomasse aérienne était plus de deux fois supérieure en bas et milieu de pente qu’en haut de pente, avec une moyenne maximale d’environ 100 kg/ha. Le taux de couverture végétale suivait la même tendance que la biomasse aérienne et la moyenne maximale obtenue se situait aux alentours de 40%. Les teneurs foliaires en N et P variaient significativement en fonction de la hauteur et du nombre de couches appliqué, mais se situaient dans les intervalles de fertilité attendus pour cette culture. Les données liées à l’érosion variaient significativement en fonction de la hauteur sur la pente. Ainsi, le taux d’ensevelissement était plus élevé en haut de pente tandis que l’épaisseur de résidus érodés était plus élevée en bas de pente. Les concentrations en N total et en P total dans le substrat ne présentaient pas de différences significatives entre les traitements. L’augmentation de la dose d’hydrosemis a eu un impact significatif positif sur le taux de mycorhization des végétaux présents dans les parcelles expérimentales. Le taux moyen maximal de mycorhization se situait aux alentours de 12%. Les analyses taxonomiques n’ont pas permis d’identifier l’espèce Rhizophagus irregularis présente dans l’inoculant commercial ajouté au mélange d’hydrosemis.»
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