Mémoire de maîtrise (2024)
Résumé
La susceptibilité magnétique est la propriété physique d’un matériau décrivant sa capacité à s’aimanter lorsque celui-ci est soumis à un champ magnétique externe. Dans le cas particulier des tissus biologiques et organes, la susceptibilité magnétique diffère en fonction de leur composition. C’est le cas du cerveau qui est constitué de différentes sources de susceptibilité magnétique telles que la myéline, l’eau ou le fer. L’Imagerie Quantitative de la Susceptibilité magnétique (QSM) est une technique d’imagerie récemment développée dont le but est de cartographier la distribution de la susceptibilité magnétique lorsqu’un objet ou un échantillon est soumis à un examen d’imagerie par résonance magnétique (IRM). Ainsi, à partir du calcul des variations de susceptibilité magnétique, il est possible d’imager le cerveau d’un patient. La méthode de calcul de la susceptibilité magnétique à partir de plusieurs échantillons d’orientations différentes (COSMOS) est la technique QSM la plus précise actuellement. Au lieu d’utiliser des données IRM prises sous un seul angle, la qualité de la reconstruction d’une image cérébrale est nettement améliorée en capturant différentes positions angulaires de la tête du patient. Cet algorithme de calcul est actuellement utilisé dans le domaine médical pour des patients adultes. Cependant, son utilisation demeure limitée en raison de la longueur de l’examen IRM et l’inconfort qu’il entraîne pour le patient. En revanche, ces limitations sont moins préoccupantes en néonatologie, car l’examen IRM d’un nouveau-né peut être réalisé durant son sommeil. Toutefois, aucune méthode de positionnement d’un nourrisson dans un scanneur n’existe présentement rendant l’acquisition de données IRM multiangulaires, et par extension l’utilisation de l’algorithme COSMOS pour la réalisation d’images QSM, impraticable en néonatologie.
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