Mémoire de maîtrise (2023)
Résumé
Dans la chaine de valorisation des ressources minières, de gros volumes de résidus miniers sans valeur ajoutée sont produits et entreposés en surface dans des parcs à résidus miniers ou dans des haldes à stériles. Ces résidus miniers, appelés encore rejets de concentrateur, sont un mélange de solides (roches fines broyées) et de liquide dont la valeur économique a déjà été extraite. S’ils sont générateurs de drainage minier acide (DMA), la gestion efficace de ces gros volumes de résidus miniers constitue une importante problématique environnementale et demeure un grand défi pour l’industrie minière. Le DMA est le résultat de l’oxydation des minéraux sulfureux contenus dans les rejets miniers exposés à l’air libre. L’apport en O2 dans ces résidus sulfureux est l’élément déclencheur de la réaction d’oxydation des sulfures, qui est à la base de la production de DMA. Il existe plusieurs techniques de prévention et de contrôle du DMA visant à réduire l’apport en O2 dans les résidus miniers. Par exemple, la technique de recouvrement avec nappe phréatique surélevée (NPS) combinée à une couverture monocouche est généralement utilisée comme barrière à l’oxygène. Le principe de cette technique consiste à maintenir les résidus miniers réactifs saturés, en rehaussant le niveau de la nappe phréatique jusqu’à la surface des résidus réactifs (cas de résidus déjà oxydés) et à recouvrir ceux-ci d’une monocouche de matériaux favorisant un bilan hydrique positif et le maintien du niveau élevé de la nappe. Cette monocouche peut aussi agir à titre de barrière à l’oxygène si elle est faite de matériaux fins gardant un haut degré de saturation. L’efficacité de cette technique repose donc en partie sur les propriétés hydrogéologiques des matériaux de cette monocouche. Or, la végétation est capable de s’établir naturellement sur les matériaux de recouvrement ou par végétalisation assistée. Cette végétation affecte directement le bilan hydrique des matériaux de recouvrement minier (pompage), mais aussi indirectement en modifiant les propriétés des matériaux via la colonisation racinaire. Les racines des plantes sont capables de modifier les propriétés hydrogéotechniques des matériaux en créant des bio- macropores (d≥100
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