Mémoire de maîtrise (2018)
Résumé
Le traçage offre une compréhension détaillée du fonctionnement d'un système ou d'une application, mais la simple étude d'une trace ne permet pas d'exploiter tout le potentiel des informations contenues dans les événements qui la constituent. C'est pour cela que les spécialistes des systèmes distribués et de l'analyse de performance développent des analyses complexes, qui sont ensuite intégrées aux outils de visualisation de traces. Ces outils supposent que le processus de traçage s'est déroulé sans erreurs. Néanmoins, il arrive que des événements soient perdus. Ceci survient lorsque les structures de données (souvent des tampons circulaires) devant stocker les événements avant leur écriture dans la trace sur disque sont pleins, alors que d'autres événements sont générés. Pour éviter de bloquer le système, le traceur doit jeter les événements les plus récents, ou écraser les plus anciens. Il n'existe pas de mécanisme pour gérer ce cas lors de l'analyse de trace, ce qui crée des incohérences dans les résultats sans que l'utilisateur en soit notifié. L'objectif de cette recherche est donc d'étudier le problème des événements perdus dans une trace lors de son analyse, et d'apporter des solutions permettant d'indiquer les incohérences et d'y remédier. Notre hypothèse était que les événements présents dans la trace contiennent suffisament d'information pour pouvoir détecter un changement d'état qui n'aurait pas dû avoir lieu, et pour compléter la chronologie manquante. Pour cela, nous avons utilisé des machines à états finis, puisque ce formalisme de représentation permet de modéliser le système étudié, en définissant la façon dont les événements génèrent des changements d'états. Ces machines à états possèdent des propriétés qui peuvent être exploitées pour retrouver les informations perdues.
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