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L’innovation inverse : vers un nouveau modèle d’innovation globale pour les entreprises

Marine Hadengue

Thèse de doctorat (2017)

[img] Accès restreint: Personnel autorisé jusqu'au 30 octobre 2018.
Citer ce document: Hadengue, M. (2017). L’innovation inverse : vers un nouveau modèle d’innovation globale pour les entreprises (Thèse de doctorat, École Polytechnique de Montréal). Tiré de https://publications.polymtl.ca/2572/
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Résumé

RÉSUMÉ : Les grandes entreprises occidentales ne peuvent plus se limiter à leurs marchés historiques (les États-Unis, le Canada ou encore l’Europe de l’Ouest). Ces derniers, affectés par les récentes crises économiques et le manque de croissance, sont aujourd’hui saturés et ne présentent donc plus un potentiel de développement suffisant. À l’inverse, d’autres marchés sont en plein essor. Les pays émergents tels que le Brésil, la Chine ou l’Inde voient leurs classes moyennes se développer considérablement, créant ainsi de nouveaux marchés très attractifs. Conscientes de ces enjeux, un grand nombre d’entreprises occidentales se sont alors mises à innover pour ces nouveaux marchés. Les fortes contraintes locales, à savoir le besoin de produits non dispendieux répondant à des critères d’autonomie ou de durabilité élevés, et ce, sans compromis en termes de qualité, ont stimulé l’innovation. Les entreprises occidentales ont alors développé des solutions tout à fait originales et de grande valeur pour ces marchés émergents. Réalisant que les axes de valeur de ces nouveaux produits pourraient également permettre de créer des marchés ou de répondre à de nouveaux besoins dans les économies développées, ces multinationales se sont alors mises à faire de l’innovation inverse. Une innovation est dite inverse si elle est d’abord adoptée dans une économie émergente avant d’être ensuite ramenée et commercialisée dans une économie développée. L’innovation inverse étant un phénomène récent, la thèse de doctorat contribue à la compréhension et au positionnement théorique de ce nouveau modèle d’innovation. Sur le plan pratique, ce travail s’efforce d’identifier les facteurs clés du succès d’une telle stratégie. L’accent est mis sur les multinationales occidentales et plus spécifiquement sur le secteur de la santé. Une revue systématique de la littérature sur l’innovation inverse permet initialement de faire l’état de l’art et d’identifier les axes de recherche les plus pertinents pour améliorer la connaissance globale de ce nouveau phénomène (article 1). Trois des pistes de recherches établies par cette étude sont ensuite adressées dans la thèse (articles 2, 3 et 4). Une analyse quantitative et de contenu permet tout d’abord de valider que les entreprises du secteur de la santé pratiquent l’innovation inverse ainsi que l’impact de ce phénomène en termes de transferts technologiques (article 2). Une étude de cas permet ensuite d’identifier les challenges rencontrés par les entreprises qui pratiquent l’innovation inverse. Plusieurs mitigateurs de risques permettant de surmonter ou de prévenir ces challenges sont proposés (article 3). Finalement, un tout premier cadre théorique de l’innovation inverse est construit. Il permet le repositionnement du concept selon la perspective réseau de la multinationale et ouvre ainsi la voie à de nouvelles études empiriques (article 4). Pour élargir le débat, une discussion générale résume les principaux travaux de la thèse et ouvre la discussion sur le lien entre innovation inverse, innovation sociale et créativité. Une conclusion identifie finalement les principales contributions ainsi que les limites de la thèse et donne quelques recommandations pour les futures recherches dans ce domaine.----------ABSTRACT : Western multinationals can no longer limit themselves to their historic markets (the United States, Canada or Western Europe). Indeed, these markets, affected by the recent economic crises and lack of growth, are today saturated and therefore no longer have sufficient development potential. Conversely, other markets are booming. The middle class of several emerging economies such as Brazil, China, and India are growing considerably, creating very attractive new markets. Aware of these issues, a large number of Western companies have then begun to innovate for these new markets. Strong local constraints, i.e. the need for low-priced products meeting high standards of autonomy or sustainability without compromising quality, have stimulated innovation. This has led western companies to develop very original and valuable solutions for these emerging markets. By realizing that the added value of these new products could also create markets or meet new demands in developed economies these multinationals started to do reverse innovation. An innovation is called reverse if it is first adopted in an emerging economy before being trickled up in a developed economy. Since reverse innovation is a recent phenomenon, the doctoral thesis contributes to the theoretical understanding and positioning of this new innovation model. In practical terms, this work aims at identifying the key factors for successful of such a strategy. The focus is on western multinationals and more specifically on the health sector. A systematic review of the literature on reverse innovation initially provides a state of the art and identifies the most relevant research focus to improve the overall knowledge of this new phenomenon (Article 1). Three of the research axis established by this study are then addressed in the thesis (Articles 2, 3 and 4). A quantitative and content analysis first allows verifying the practice of reverse innovation in the health sector industry and its impact in terms of technology transfer (Article 2). Then, using a case study, the challenges encountered by firms that practice reverse innovation are identified and risk mitigators are proposed (Article 3). At last, a very first theoretical framework of reverse innovation is built. It allows the repositioning of the concept according to the network perspective of the multinational and opens the way to new empirical studies (Article 4). In order to broaden the debate, a general discussion summarizes the main results of the thesis and opens the discussion on the link between reverse innovation, social innovation and creativity. A conclusion finally identifies the main contributions and limitations of the thesis and gives some recommendations for future research in this field.

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Département: Département de mathématiques et de génie industriel
Directeur de mémoire/thèse: Nathalie de Marcellis-Warin et Thierry Warin
Date du dépôt: 30 oct. 2017 14:23
Dernière modification: 30 oct. 2017 14:23
Adresse URL de PolyPublie: https://publications.polymtl.ca/2572/

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