Mining Software Repositories for Release Engineers - Empirical Studies on Integration and Infrastructures-as-Code

Yujuan Jiang

Thèse de doctorat (2016)

Accéder à ce document
Disponible
Libre accès au texte intégral dans PolyPublie
Texte Texte • 7MB •

Résumé

Release engineering (Releng) est le processus de la mise en production logicielle des contributions des développeurs en un produit intégré livré aux utilisateurs. Ce processus consiste des phases d'intégration, de construction et des tests, de déploiement et de livraison, pour finalement entrer au marché. Alors que, traditionnellement, la mise en production prend plusieurs mois pour livrer un produit logiciel complet aux clients, la mise en production moderne vise à apporter de la valeur au client plus rapidement, dans l'ordre des jours ou des semaines, pour recevoir de rétroaction utile plus rapidement et pour minimiser le temps perdu sur des fonctionnalités échouées. De nos jours, une panoplie d'outils et de techniques a émergé pour soutenir la mise en production. Ils visent essentiellement à automatiser les phases dans le pipeline de la mise en production, ce qui réduit le travail manuel et rend le processus reproductible et rapide. Par exemple, Puppet est l'un des outils les plus populaires pour Infrastructure-as-Code (IaC), ce qui automatise le processus de mettre en place une nouvelle infrastructure (par exemple, une machine virtuelle ou un conteneur dans lequel une application peut être compilée, testée et déployée) selon des spécifications textuelles. IaC a évolué rapidement en raison de la croissance de l'infonuagique. Cependant, de nombreux problèmes existent encore pour la mise en production. Par exemple, alors que de nombreux outils de la mise en production gagnent en popularité, le choix de la technique la plus appropriée exige des praticiens d'évaluer empiriquement la performance des techniques dans un contexte réaliste, avec des données représentatives. Pire encore, à un niveau plus haut, les ingénieurs de la mise en production doivent analyser le progrès de l'organisation dans chaque phase de la mise en production, afin de savoir si la prochaine date de sortie peut être respectée ou si des obstacles se produisent. De nouveau, il n'y a pas de méthode cohérente et établie pour ce faire. Pour aider les praticiens à mieux analyser leur processus de la mise en production, nous explorons la façon selon laquelle la fouille de référentiels logiciels (Mining Software Repositories; MSR) est capable d'analyser le progrès d'une phase de la mise en production ou d'évaluer la performance d'un outil de mise en production. MSR agit sur les données stockées dans des référentiels de logiciels tels que les systèmes de gestion de versions, les référentiels de bogues ou des environnements de révision technique. Au lieu que les développeurs, les testeurs et les examinateurs utilisent ces référentiels juste pour enregistrer des données de développement (telles que les changements de code, rapports de bogues ou des révisions techniques), MSR rend ces données actionnables en les analysant. Par exemple, en faisant l'extraction de l'information des changements de code source et de rapports de bogues, on peut recréer l'ensemble du processus de développement d'un projet ou de la mise en production. De nos jours, de nombreux référentiels logiciels à source libre sont disponibles au public, offrant des possibilités pour l'analyse empirique de la mise en production en utilisant des technologies MSR. Dans cette thèse, on a fait des analyses MSR pour deux phases critiques de la mise en production, c.-à-d. l'intégration et le provisionnement de l'environnement d'un logiciel (avec IaC), sur plusieurs projets larges à source libre. Cette série d'études empiriques ciblait de comprendre le progrès du processus de la mise en production et d'évaluer la performance des outils de point. Nous nous sommes concentrés principalement sur ces deux phases parce qu'elles sont essentielles dans la mise en production, et un grand nombre de données est disponible pour elles. D'abord, nous avons constaté que la révision technique et l'intégration de changements de code sont impactées par de différents facteurs. Nos résultats suggèrent que les développeurs réussissent à faire passer leurs contributions à travers la révision technique plus rapidement en changeant moins de sous-systèmes à la fois et de diviser une grande contribution en plusieurs contributions plus petites. En outre, les développeurs peuvent faire accepter leurs contributions plus facilement et plus rapidement en participant davantage dans la communauté de développeurs à source libre et d'acquérir plus d'expérience dans des sous-systèmes similaires. Dans cette étude sur le noyau Linux, nous avons trouvé que l'un des défis majeurs de MSR dans le contexte de la mise en production logicielle est de relier les différents référentiels nécessaires. Par exemple, le noyau Linux ou le projet Apache HTTPD utilisent tous les deux des listes de diffusion pour effectuer le processus de révision technique. Les experts examinent des contributions par courriel, et un fil de courriels est utilisé pour ramasser toutes les différentes versions d'une contribution. Cependant, souvent un nouveau fil de discussion, avec sujet différent, est utilisé pour soumettre une nouvelle révision, ce qui signifie qu'aucun lien physique étroit n'existe entre toutes les révisions d'une contribution. En plus, les versions révisées d'une contribution non plus n'ont de lien physique avec la version acceptée dans le référentiel de gestion de versions, à moins qu'un identifiant de validation soit affiché dans un courriel. Surtout quand une contribution a été révisée plusieurs fois et a beaucoup évolué en comparaison avec la version initiale, le suivi à partir de sa toute première version est difficile à faire. Nous avons proposé trois approches de différente granularité et de rigueur différente, dans le but de récupérer les liens physiques entre les révisions de contributions dans le même fil de courriels. Dans notre étude, nous avons constaté que la technique au niveau des lignes individuelles fonctionne le mieux pour lier des contributions entre différents fils de courriels, tandis qu'une combinaison de cette approche avec celle à base de sommes de contrôle réalise la meilleure performance pour relier les contributions dans un fil de courriels avec la version finale dans le référentiel de gestion de versions. Être capable de reconstituer l'historique complet de contributions nous a permis d'analyser le progrès de la phase de révision du noyau Linux. Nous avons constaté que 25% des contributions acceptées prennent plus de quatre semaines pour leur révision technique. Deuxièmement, pour évaluer la capacité de MSR pour analyser la performance des outils de mise en production, nous avons évalué dans un projet commercial une approche d'intégration hybride qui combine les techniques de branchement et de “feature toggles”. Des branches permettent aux développeurs de travailler sur différentes fonctionnalités d'un système en parallèle, en isolation (sans impacter d'autres équipes), tandis qu'un feature toggle permet aux développeurs de travailler dans une branche sur différentes tâches en cachant des fonctionnalités sous développement avec des conditions “if” dans le code source. Au lieu de réviser leur processus d'intégration entièrement pour abandonner les branches et de passer aux feature toggles, l'approche hybride est un compromis qui tente de minimiser les risques des branches tout en profitant des avantages des feature toggles. Nous avons comparé la performance avant et après l'adoption de l'approche hybride, et avons constaté que cette structure hybride peut réduire l'effort d'intégration et améliorer la productivité. Par conséquent, l'approche hybride semble une pratique valable. Dans la phase de provisionnement, nous nous sommes concentrés sur l'évaluation de l'utilisation et de l'effort requis pour des outils populaires de “Infrastructure-as-Code” (IaC), qui permettent de spécifier les requis d'environnement dans un format textuel. Nous avons étudié empiriquement les outils IaC dans OpenStack et MediaWiki, deux projets énormément larges qui ont adopté deux des langues IaC actuellement les plus populaires: Puppet et Chef. Tout d'abord, nous avons comparé l'effort de maintenance lié à IaC avec celui du codage et des tests. Nous avons constaté que le code IaC prend une partie importante du système dans les deux projets et change fréquemment, avec de grands changements de code. Les changements de code IaC sont étroitement couplés avec les changements de code source, ce qui implique que les changements de code source ou des tests nécessitent des changements complémentaires au code source IaC, et pourrait causer un effort plus large de maintenance et de gestion de complexité. Cependant, nous avons également observé un couplage léger avec des cas de test IaC et les données de provisionnement, qui sont de nouveaux types d'artéfacts dans le domaine de IaC. Par conséquent, IaC peut nécessiter plus d'effort que les ingénieurs expectent. D'autres études empiriques devraient être envisagées. L'ingénierie de la mise en production moderne a développé rapidement, tandis que de nombreux nouvelles techniques et outils ont émergé pour le soutenir de différentes perspectives. Cependant, le manque de techniques pour comprendre le progrès des phases de la mise en production ou d'évaluer la performance d'outils de la mise en production rend le travail difficile pour les praticiens qui ont à maintenir la qualité de leur processus de mise en production. Dans cette thèse, nous avons mené une série d'études empiriques en utilisant des techniques de fouille des référentiels logiciels sur des données de larges projets à source libre, qui montrent que, malgré des défis, la technologie MSR peut aider les ingénieurs de la mise en production à mieux comprendre leur progrès et à évaluer le coût des outils et des activités de la mise en production. Nous sommes heureux de voir que notre travail a inspiré d'autres chercheurs pour analyser davantage le processus d'intégration, ainsi que la qualité du code IaC.

Programme:
Génie informatique
Directeurs ou directrices:
Adresse URL de PolyPublie:
Université/École:
École Polytechnique de Montréal
OAI:
oai:publications.polymtl.ca:2255
ORCID
Date du dépôt:
21 mars 2017 11:21
Dernière modification:
14 oct. 2026 10:39
Citer en APA 7:
Jiang, Y. (2016). Mining Software Repositories for Release Engineers - Empirical Studies on Integration and Infrastructures-as-Code [Thèse de doctorat, École Polytechnique de Montréal]. PolyPublie. https://publications.polymtl.ca/2255/

Statistiques

Total des téléchargements à partir de PolyPublie

Téléchargements par année

Provenance des téléchargements

Actions réservées au personnel

Afficher document
Afficher document