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Three essays on the economics of science policy: the impact of funding, collaboration and research chairs

Seyed Reza Mirnezami

Thèse de doctorat (2015)

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Citer ce document: Mirnezami, S. R. (2015). Three essays on the economics of science policy: the impact of funding, collaboration and research chairs (Thèse de doctorat, École Polytechnique de Montréal). Tiré de https://publications.polymtl.ca/2046/
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Résumé

RÉSUMÉ : Cette thèse étudie les déterminants qui influencent le nombre de citations, l'effet d'avoir une collaboration de recherche avec les scientifiques les mieux financés sur la productivité scientifique, et l'effet d’être titulaire d'une chaire de recherche sur la productivité scientifique. En supposant que le nombre de citations est une bonne mesure de l'impact de la recherche et, à son tour, d’un certain type de qualité, nous avons montré que le nombre d'articles et la visibilité d'un chercheur, le facteur d’impact de la revue, la taille de l’équipe de recherche, et le cadre institutionnel de l'université (effet fixe) sont les déterminants importants du nombre de citations. Cependant, nous avons constaté qu'il n'y a pas d'effet significatif du financement public ni du genre dans la plupart des domaines examinés. Nous avons également développé un modèle théorique et proposé quelques hypothèses sur l'effet de la collaboration avec les scientifiques les mieux financés sur la productivité scientifique. Ce modèle a ensuite permis de valider les hypothèses à l’aide d’une analyse empirique et a montré que cette collaboration a un effet positif sur la productivité scientifique. Cet effet significatif peut exister à travers différents canaux: le transfert de connaissances tacites, davantage de publications scientifiques, des économies d'échelle dans la production de connaissances dues à de meilleurs équipements de recherche et un réseau de recherche élargi. Les résultats ont également vérifié l'effet positif du financement, l'effet positif du réseau (mesuré par le nombre de co-auteurs), l'effet en forme de U-inversé de l'âge, et le plus petit nombre de publications par les femmes par rapport aux hommes. Enfin, nous avons fait une distinction entre les différents attributs des chaires de recherche et de leur effet sur la productivité scientifique. Une des questions importantes est de savoir si une chaire de recherche a encore une meilleure performance scientifique (par rapport aux non-titulaires) après avoir contrôlé par les fonds de recherche disponibles aux chercheurs. Pour étudier cela, nous avons utilisé une technique d'appariement pour identifier les paires de scientifiques (des titulaires et des non-titulaires de chaires) de même genre, financement et domaine de recherche. Après cette correspondance, nous avons constaté que l'effet du programme des chaires de recherche du Canada sur la productivité scientifique reste significatif et positif alors que l'effet des chaires industrielles et les titulaires de chaires nommés par les conseils canadiens subventionnaires fédéraux (CRSNG et IRSC) deviennent non significatif. Ce constat met en évidence l'efficacité de notre méthode de technique d'appariement car avant l’appariement, tout type de chaire a un effet positif et significatif sur la productivité scientifique. Ce constat met en évidence les attributs spéciaux du programme de chaires de recherche du Canada, qui sont différents des autres programmes de chaire. Ces attributs spécifiques peuvent pousser de manière significative la productivité scientifique. Entre autres, les chaires de recherche du Canada sont généralement associés à un certain degré de prestige et confèrent une plus grande visibilité pour recruter des étudiants talentueux ou pour développer une collaboration de recherche avec des scientifiques de haut niveau dans le domaine. Le fait que d'autres types de chaires de recherche, une fois appariés avec des scientifiques équivalents, n’ont pas d’impact sur la production scientifique en termes de quantité, ne signifie pas que ces titulaires de chaire sont des scientifiques de moindre envergure, mais qu'ils consacrent une partie de leur temps à d'autres efforts de nature plus pratique ou ayant un impact sociétal différent. Ainsi les universités maintiennent un équilibre entre la poursuite de la connaissance scientifique pure et son application à des avantages socioéconomiques. En étudiant uniquement les articles scientifiques, il nous manque toutefois beaucoup d’information quant au rôle des professeurs d'université. Bien que non trivial, la recherche future devrait viser à ratisser plus large sur les réalisations, les résultats et les impacts de la recherche universitaire.----------ABSTRACT : This thesis studies the determinants that influence the number of citations, the effect of having a research collaboration with top-funded scientists on scientific productivity, and the effect of holding a research chair on scientific productivity. Based on a review study by Bornmann and Daniel (2008), one can argue that non-scientific factors determining the decision to cite do not significantly alter the role of citation as a measure of research impact. Assuming that the number of citations is a good measure for research impact and, in turn, for a certain kind of quality, we showed that the number of articles and the visibility of a researcher, the impact factor of the journal,the size of the research team, and the institutional setting of the university are the important determinants of citation counts. However, we have found that there is no significant effect of public funding and gender in most of the domains examined. The point that funding amount is not a significant determinant of citation counts does not necessarily contradict the positive effect of funding on scientific productivity. We also developed a theoretical model and proposed some hypotheses about the effect of collaboration with top-funded scientists on scientific productivity. We then validated the hypotheses with empirical analysis and showed that such collaboration has a positive effect on scientific productivity. This significant effect may exist through different channels: transfer of tacit knowledge, more scientific publications, economy of scale in knowledge production because of better research equipment, and expanded research network. The results also verified the positive effect of funding, the positive effect of networking (measured by number of co-authors), the inverted U-shaped effect of age, and the fewer number of publications by women compared to men. Finally, we made a distinction between different attributes of research chairs and their effect on scientific productivity. One of the important questions is to find out whether a research chair still has better scientific productivity (compared to non-chair holders) after controlling for the research funds available to the researchers. To investigate that question, we employed a matching technique to identify pairs of scientists (chair and non-chair holders) of the same gender, funding and research field. After such matching, we found that the effect of the Canada research chair program on scientific productivity remains significant and positive, while the effect of industrial chairs and the chairs appointed by the Canadian federal granting councils (NSERC and CIHR) become nonsignificant. This finding highlights the effectiveness of our matching technique methodology; because before matching, holding any type of chair had a positive and significant effect on scientific productivity. This finding highlights the special attributes of the Canada research chair program, which are not replicated in other chairs. Those specific attributes may significantly push scientific productivity. For example, Canada research chairs are generally associated with some degree of prestige or higher visibility to recruit talented students or to have research collaboration with top scientists in the field. In addition, the Canada research chair program has a firm and efficient method of allocation (which is explained in the thesis). This approach institutionally synchronizes different chairs in universities and research fields. The fact that other types of research chairs, once matched with equivalent scientists, do not have an impact on scientific output in terms of quantity does not imply that these chair holders are lesser scientists, but that they are devoting part of their time to other endeavours of a more practical nature. Hence universities are maintaining a balance between the pursuit of pure scientific knowledge and its application to socioeconomic benefits. By solely studying scientific articles, we are missing a great deal of the university professors’ activities. Although not trivial, future research should aim to cast a wider net on outputs, outcomes and impacts of university research.

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Département: Département de mathématiques et de génie industriel
Directeur de mémoire/thèse: Catherine Beaudry
Date du dépôt: 01 avr. 2016 15:23
Dernière modification: 24 oct. 2018 16:12
Adresse URL de PolyPublie: https://publications.polymtl.ca/2046/

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