Mémoire de maîtrise (2014)
Résumé
Cette étude a pour but de déterminer si les robinets électroniques sont davantage ou moins colonisés que les robinets conventionnels, d'évaluer si les conduites de raccordement ou certains paramètres physico-chimiques peuvent influencer la contamination au robinet, déterminer la zone de prolifération dans les réseaux d'eau froide et de comparer deux méthodes de quantification de P. aeruginosa, soit une par culture (ISO 16266) et une par mesure d'activité enzymatique (Pseudalert, IDEXX™). Plus de 200 robinets ont été caractérisés et échantillonnés pour évaluer la prévalence de P. aeruginosa dans 4 hôpitaux entre mars et juillet 2013. La répartition entre les types de robinets était la suivante : 105 robinets électroniques, 90 conventionnels et 14 à pédales. Parmi ces robinets, un grand nombre était localisé dans les secteurs où les patients sont le plus à risque de contracter des infections, notamment, les unités de soins intensifs, blocs opératoires, hémato-oncologie et greffés. Pour chacun des robinets, un litre d'eau froide était collecté au 1er jet et analysé par culture selon le protocole ISO 16266 et par détection enzymatique avec le Pseudalert (IDEXX™). Des frottis des drains et des aérateurs étaient également prélevés et mis en culture. Toutes les caractéristiques du robinet, du drain et de la tuyauterie ont été notées. Également, les paramètres physico-chimiques suivants ont été mesurés : le cuivre, le chlore résiduel, le débit et la température de l'eau chaude après 1 minute. Enfin, un échantillonnage séquentiel de petits volumes d'eau a été effectué sur les robinets dont l'eau était positive pour P. aeruginosa afin de déterminer la provenance de la contamination et un test sur de la tuyauterie a été réalisé au laboratoire.
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