Thèse de doctorat (2013)
Résumé
Le traitement de l'eau potable a comme principale mission de protéger la santé publique. En absence d'éclosion de maladies d'origine hydrique, il est difficile d'établir le lien entre la consommation d'eau potable et le risque d'infection de la population desservie (Teunis & Havelaar 2002). Dans ces circonstances, les modèles d'analyse quantitative du risque microbien (QMRA) permettent d'évaluer la relation entre les concentrations de microorganismes pathogènes à la source, le traitement et la distribution des eaux potables et la santé publique (Regli et al. 1991, Teunis et al. 1997). Dans une approche multi-barrières du traitement des eaux potables, la description de la performance de chacun des procédés d'une filière de traitement est considérée lors de l'évaluation de l'exposition (Medema & Ashbolt 2006). Actuellement, la plupart des usines canadiennes desservies par des eaux de surface misent sur l'opération de procédés de filtration granulaire afin d'atteindre les objectifs de traitement en matière de Cryptosporidium et Giardia imposés par la réglementation. Dans ce contexte, il est nécessaire de décrire la performance de ces procédés avec précision afin de pouvoir générer un calcul qui reflète le risque réel d'infection à ces protozoaires parasites. De plus, afin de mieux comprendre les paramètres qui contribuent aux variations de performance de procédés de filtration, il est d'intérêt de combler les lacunes en ce qui concerne l'influence des variations de qualité d'eau brute et de l'impact des caractéristiques des matériaux filtrants sur l'enlèvement de Cryptosporidium et Giardia par filtration granulaire. L'objectif général de ce projet d'études doctorales est de comprendre le rôle (i) du vieillissement des matériaux filtrants et (ii) de la nature des particules à l'eau brute sur l'enlèvement de protozoaires parasites par filtration granulaire.
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