Mémoire de maîtrise (2022)
Résumé
Les bases de connaissances sont des graphes de stockage de données dans lesquels les nœuds sont des concepts ou des objets, et les arêtes représentent les relations entre eux. Afin de tirer des informations de ces bases de connaissances, on utilise le langage de requête SPARQL, dont l'apprentissage représente un certain défi. Or, en considérant ce langage de requête comme une langue à part entière au même titre que l'anglais ou l'allemand, on peut appliquer les techniques de traduction automatique au problème de transformer une question en langue naturelle en une requête SPARQL équivalente. Cela permet aux utilisateurs d'obtenir des informations des bases de connaissances en utilisant simplement la langue naturelle. Les modèles de traduction automatique développés pour résoudre ce problème sont en ce moment très performants pour générer des requêtes syntaxiquement correctes, mais présentent d'importantes limitations lorsqu'il s'agit d'utiliser les bons éléments de la base de connaissances (sujet, propriété, objet). Ils génèrent alors des requêtes qui ne portent pas sur les mêmes éléments que la question, et donc qui retournent les mauvaises réponses. Cette lacune passe inaperçue, car le score BLEU, qui est la principale métrique utilisée pour évaluer les modèles, n'est qu'un indicateur de la similarité entre la traduction générée automatiquement et la traduction attendue. Autrement dit, une requête qui est bien formulée retourne un score BLEU relativement élevé, même si elle ne porte pas sur les bons éléments de la base de connaissances.
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