Aube Gourdeau, Veronica Prush, C. D. Rowe, Claudine Nackers, Hannah F. Mark, Isabel Morris, Philippe Rosset, Michel Lamothe, Luc Chouinard, Matthew S. Tarling
Article de revue (2024)
Résumé
Le Québec se situe dans une région intraplaque sujette à de nombreux séismes ayant causés desdommages (e.g. 1732 M5.8 Montréal, 1663 M7 Charlevoix, 1935 M6.2 Témiscamingue). Malgré une activité sis-mique régulière, la végétation dense, la déglaciation récente, les données sismiques sporadiques et le rythmede déformation lent ne concourent pas à l’identification de failles actives au Québec. Plusieurs modèles nu-mériques topographiques (MNT) dérivés d’imagerie lidar (2016) du sud de la province ont été examinés afind’identifier des candidats de failles sismiques post-glaciaires atteignant la surface, et montrent clairement unescarpement situé à∼50 km au Nord de Montréal. Trois méthodes géophysiques (géoradar, bruit ambiantsismique et réfraction sismique) ont été employées sur l’escarpement, qui montrent un décalage du soclerocheux à faible profondeur, confirmé par une première excavation de l’ordre de 1 m de profondeur. Ces ob-servations ont justifié l’excavation en juillet 2023 de la première tranchée paléosismique effectuée au Qué-bec, afin de confirmer la présence d’une faille sismique récente atteignant la surface. Cette tranchée révèlela présence d’un diamicton ne contenant aucun signe de déformation syn- ou post-glaciaire. Cet article pré-sente les observations ayant faussement mené à l’identification d’un escarpement érosif comme étant unefaille sismique. Il montre ainsi l’importance de réaliser des tranchées paléosismiques lors de l’identificationde failles actives, spécialement dans des environnements complexes. Cette étude permettra d’optimiser lesrecherches à venir dans le domaine de la paléosismologie au Québec et dans des environnements intracrato-niques au passé glaciaire.
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