Pierre Payment, Aminata Berte, Michèle Prévost, Bruno Ménard, Benoit Barbeau
Article de revue (2000)
Résumé
L’étude a porté sur une portion de près de 300 km du bassin hydrologique du fleuve Saint-Laurent et sur 45stations de purification des eaux potables dans la province de Québec (Canada). L’eau brute de chacune des stations futanalysée pour y déterminer le niveau des bactéries indicatrices (coliformes totaux, coliformes fécaux, et Clostridiumperfringens) et de certains pathogènes (Giardia lamblia, Cryptosporidium, et virus entériques humains). Les indicateursbactériens et les microorganismes pathogènes ont été retrouvés à tous les sites à des concentrations variées. Une ana-lyse par régression logistique a révélé une corrélation significative entre les indicateurs bactériens et les microorganis-mes pathogènes. Les données d’opération furent recueillies à la plupart des stations et elles ont permis d’estimer leniveau d’enlèvement théorique des microorganismes pathogènes en eau froide (0°C–4°C) et en eau chaude (20°C–25°C). Le niveau d’enlèvement théorique a servi à estimer le risque annuel d’infection à Giardia en utilisant un mo-dèle mathématique et a permis de comparer les sites. La probabilité d’infection variait de 0.75 à moins de 0.0001 pourles populations consommant ces eaux traitées. Étant donné les nombreuses hypothèses faites, le modèle surestime pro-bablement le risque annuel, mais il permet une comparaison de l’efficacité des stations et des risques aux populationsdans des conditions semblables. Dans ces conditions, de tels modèles peuvent servir à protéger la santé publique.
Mots clés
Statistiques
Dimensions
